En sa session ordinaire du mercredi 11 mars 2026, le Conseil des ministres, sur le rapport du ministre des Mines Prof Amadou Keïta, a adopté des projets relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Brigade spéciale des Mines.
Le secteur minier, qui constitue l’un des piliers essentiels de l’économie nationale, est confronté à de nombreux défis. Parmi ceux-ci figurent la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, ainsi que les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières.
Malgré l’existence d’un cadre juridique renforcé et les actions de répression menées depuis 2020 par les départements en charge des Mines et de l’Environnement, les infractions dans le secteur minier persistent et prennent de plus en plus un caractère structuré.
Face à l’ampleur du phénomène et à ses conséquences sur la faune, la flore et le bien-être des populations, il est apparu nécessaire de créer une structure spécialisée à compétence nationale, dotée de pouvoirs de police judiciaire, afin de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression.
Les projets de texte adoptés créent ainsi la Brigade spéciale des Mines, chargée d’assurer la police judiciaire des Mines et de participer à l’exécution des mesures relatives à la protection et à la sécurisation des sites miniers, notamment ceux d’orpaillage et de carrières.
Aïssata Taliba